04/07/2014

Fiche technique : le Pervers Narcissique Manipulateur

Ô vous, petites lectrices charmantes qui gambadez dans le monde tel qu’il se présente sans vous méfier du prédateur qui rôde, nous, vos soeurs qui avons morflé par péché de naïveté, avons décidé de vous prémunir des effets néfastes d’une rencontre a priori merveilleuse.

Aujourd’hui, nous allons faire connaissance avec un toxique qui essaie nous faire croire qu’il nous veut du bien, le grand méchant loup en personne, le mal incarné : le Pervers Narcissique Manipulateur.

Description

Physiquement, le pervers narcissique manipulateur n’est pas forcément une bombe atomique. Mais il peut aussi. Parce que, fondamentalement, beau ou pas beau, il a un problème d’image. Grave, le problème. Qui remonte loin et qui s’étend large. On rencontrera bien évidemment des femmes perverses narcissiques manipulatrices, qui se voient comme des thons alors qu’elles sont sublimes. Des hommes PNM qui pourraient poser pour Armani et se reconnaissent pourtant en Danny de Vito. Bref, le PNM se voit comme un pou, qu’il en soit un pour de vrai ou qu’il soit, au contraire, un cerf majestueux qui pourrait bramer au clair de lune et choisir négligemment dans son fan-club de biches en rut qui écartent déjà les papattes arrières.

Dans la tête : il souffre donc souvent de dysmorphophobie [1] et se sent un sous-déchet innommable qui ne mérite pas l’attention qu’on porterait à un prout de chameau dans le silence du désert. Les autres sont toujours plus beaux, plus grands, plus forts, plus minces, et son rêve secret est de se réincarner en Russel Crowe pour s’allonger façon Gladiator et faire baver les filles comme les garçons d’un seul mouvement d’armure.

Pour résumer, le PNM n’a pas reçu assez d’attention de son papa ou de sa maman, ou des deux, il ne s’est pas senti suffisamment beau dans le regard de ses parents pour acquérir une confiance en soi suffisamment costaude pour affronter le monde et lui montrer ce qu’il y a sous le capot...

11:30 Écrit par philippe maton | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/01/2013

Bibliothèques ebook

Le harcelement moral : Violence au quotidien
Marie-France Hirigoyen

Le harcèlement moral n'est pas à prendre à la légère. C'est un phénomène qui constitue une forme de violence quotidienne dans la sphère privée ou publique et peut avoir de graves conséquences psychologiques et somatiques sur la personne qui est la proie de cette forme de perversion.
Le propre du pervers est d'agir insidieusement. Il est donc nécessaire de repérer ce processus masqué afin de se libérer de l'emprise perverse et d'agir. Il faut apprendre à résister psychologiquement, à ne pas culpabiliser et à cesser de se justifier car les actes et les paroles du pervers sont un tissu de froideurs et de mensonges.

Le harcèlement moral est un véritable meurtre psychique. La victime est acculée et prisonnière d'une lourde souffrance psychique. Elle ne peut véritablement guérir qu'en se séparant de son agresseur et en reconstruisant son identité. Pour ce, une prise en charge psychologique est souvent nécessaire afin de verbaliser la souffrance et de comprendre ce qui s'est passé pour pouvoir oublier et construire un nouvel avenir.

http://batizen.blogspot.be/2013/01/ebook-le-harcelement-moral-la-violence.html

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Quel type de manipulateur avez-vous affaire ?
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La manipulation positive (type I)

L’intention d’une manipulation positive est systématiquement bonne, utile ou agréable. Même s’il ne s’agit pas réellement d’une manipulation au sens où on l’entend habituellement, il est important d’en parler, ne serait-ce que pour mieux percevoir les autres manipulations douteuses qui se cachent derrière des apparences naïves, mielleuses ou faussement amicales.

Ce premier type de manipulation (comme son nom l’indique) contient toujours une intention positive ; c’est le contraire du chantage. Même lorsqu’un parent exerce un peu de pression pour amener son enfant à se laver régulièrement les dents ou lorsqu’une infirmière tient un discours réconfortant, une seringue à la main (n’ayez pas peur, vous n’allez rien sentir.), l’intention demeure bonne et va dans le sens du bien, du bon, de l’agréable ou de l’utile. La douce persuasion1 fait partie de ces manipulations positives.

Que l’on appelle cela du marchandage, de la diplomatie, de la négociation, un simple conseil ou de la persuasion, il s’agit toujours de manipulation. Mais cela correspond à une manipulation type I car l’intention part du cœur et le manipulateur recherche d’abord le bien de la personne qui fait l’objet de la manipulation.

Si par contre, l’on veut vous faire croire que quelque chose est bon pour vous alors que vous savez ou que vous sentez le contraire, soyez certain qu’il ne s’agit pas d’une manipulation positive.

La manipulation égocentrique (type II)

L’intention qui guide le manipulateur égocentrique est la recherche de son bénéfice personnel. Il ne songe qu’à ses intérêts, sans se préoccuper des désagréments, de la gêne ou du malaise que sa conduite peut causer à autrui. Le manipulateur type II est banalement rusé, roué, trompeur, débrouillard ou beau parleur. Il est souvent guidé par l’appât du gain, du pouvoir ou de la renommée ; ne pensant qu’à lui, il agit toujours égoïstement.

La manipulation de type II est celle dont nous sommes victimes quand nous sommes trompés, manipulés ou piégés par quelqu’un qui cherche à acquérir quelque chose qu’il ne pourrait pas obtenir autrement.

Le manipulateur de type II, c’est cet ami qui nous demande un service ou de l’argent en faisant en sorte que nous ne puissions pas le lui refuser. C’est aussi celui qui, pour montrer son esprit, envoie des piques et se moque sans savoir s’arrêter lorsque cela devient blessant. C’est également l’employé qui met des bâtons dans les roues de ses collègues pour se faire « bien voir » ou pour obtenir une promotion à leur place. C’est l’enseignant qui terrifie sa classe pour prouver sa puissance ou c’est encore le journaliste qui dramatise un sujet pour être certain que son reportage « damera le pion » à tous ses concurrents. Aucun de ces personnages n’agit pas par méchanceté. Fondamentalement, ils ne veulent nuire à personne. Non, ils pensent simplement à leur intérêt personnel, sans songer ou sans trop se soucier des conséquences.

- Beaucoup de disputes ou de séparations fracassantes sont dues à ce type de manipulateur. C’est le mari « macho » qui veut montrer son autorité et son indépendance en ne faisant que ce qui l’intéresse, sans tenir compte des attentes de son épouse. En voulant prouver qu’il est le chef et que personne ne peut le commander, il ne voit pas les bouleversements que son comportement provoque chez sa compagne. Cet homme qui se croit si parfait sera tout surpris un jour de la voir partir. À l’inverse, la femme qui contredit ou qui dévalorise régulièrement son mari en public pour montrer qu’elle n’est pas une femme soumise et qu’elle a du caractère se révèle être une manipulatrice.

- Les hommes politiques qui font des promesses à tour de bras et qui, une fois élus ne les tiennent pas, sont des manipulateurs de type II, au même titre que les entreprises qui délocalisent en licenciant leur personnel simplement pour augmenter les bénéfices. Ces dernières ne pensent qu’à leurs intérêts, sans se soucier des catastrophes sociales à venir. Un chef qui ne se sent pas à la hauteur fait de la manipulation de ce type pour imposer son autorité défaillante en divisant pour mieux régner ou en pratiquant le favoritisme.

- Le marketing est friand des manipulations égocentriques, comme en témoigne l’exemple suivant (expérience menée par des chercheurs en psychologie sociale).

Personne ne possède d’explication rationnelle susceptible d’expliquer ce phénomène, mais toucher le bras de quelqu’un en lui faisant une offre n’en demeure pas moins une petite cause produisant de grands effets, surtout pour le manipulateur. Entièrement concentré sur ce qu’il souhaite, il ne voit pas ou refuse de voir les dégâts bien réels que son comportement engendre. Cependant, on peut discuter avec lui et le faire changer d’avis en misant sur sa relative honnêteté intellectuelle.

La manipulation malveillante (type III)

Si l’intention du premier type de manipulateur est positive et celle du deuxième égoïste, l’intention du troisième manipulateur est la destruction.

Ce dernier ne veut le bien de personne et il ne cherche pas nécessairement son intérêt personnel. Son unique et principal but est de détruire ce qui le menace ou ce qui lui paraît intolérable ou haïssable.

On peut résumer l’intention de ce manipulateur du troisième type en affirmant que tout ce qu’il entreprend est destiné à vous abattre, à ruiner ce que vous faites ou à détruire un aspect de votre personnalité qui ne lui convient pas.

Cette manipulation est caractérisée par une intention malveillante et perverse ainsi que par la dissimulation de ses attaques.

Quand il fait du tort à quelqu’un, le manipulateur mal intentionné prétend souvent le contraire et affirme qu’il agit pour le bien de sa victime ou pour un motif valable. L’intention malveillante se cache souvent derrière une apparente honnêteté.

Le manipulateur s’arrange toujours pour détruire ses victimes sans se faire remarquer d’elles. Il détruit, mais en le dissimulant à ceux qu’il cherche abattre. Ce type de manipulation s’apparente à une destruction discrète, silencieuse et sans visage pour ceux qui ne savent ou qui ne veulent pas la voir

Ce que définit le manipulateur de type III


Le manipulateur est d’un orgueil démesuré et très méfiant, il a tendance à raisonner faux.

Il ne respecte pas la personne et cherche à l’empêcher de vivre à sa manière. Son objectif est de diminuer, de rabaisser, voire de détruire ses victimes. Pour parvenir à ses fins, il emploie la désinformation, le mensonge ou la calomnie.

Pour un observateur attentif, il est évident qu’il sème le trouble autour de lui et qu’il monte les gens les uns contre les autres. C’est un expert du harcèlement moral qui intervient peu directement, préférant pousser les autres à agir à sa place.

C’est un lâche qui fait en sorte que ses victimes se sentent à la fois responsables et coupables de ce qu’il leur fait subir et cela lui permet de continuer à détruire en toute innocence.

On ne peut guère l’impressionner, ni avoir prise sur lui ; il semble inattaquable et inébranlable ; il sait tout, connaît tout. On voudrait pouvoir se défendre et contre-attaquer, mais comme il terrorise les gens, ceux-ci n’y parviennent pas ou n’osent pas. Quand ils tentent quelque chose cela se retourne généralement contre eux, semblant ainsi donner raison à leur persécuteur.

Il se dit honnête et juste, agissant pour votre bien ou pour une bonne cause. Ce système de défense implique que jamais il ne reconnaîtra ses torts. Quand il est pris en faute, il ne regrette rien ; il ne s’excuse pas et n’éprouve aucune compassion pour ses victimes.

Paranoïaque, il est très souvent obsédé par l’idée d’être en danger. Cette menace est pour lui tellement réelle qu’elle lui permet de justifier et de légitimer ses actes malfaisants. C’est ainsi que des gens sont amenés à tuer et à torturer au nom de leur foi, de leurs convictions ou de leurs angoisses ; ils peuvent même en éprouver de la fierté.

Il utilise un véritable arsenal. Les remarques insidieuses et dévalorisantes, les commentaires indélicats et les mensonges font partie, au même titre que les plaisanteries, les petites piques et les moqueries régulières, de ces armes très performantes qui affaiblissent et sapent le moral de celui ou de celle qu’il vise.

Il est cruel ; il aime faire mal en critiquant, en se moquant ou en rabaissant sa victime, mais bien entendu, il ne supporte absolument pas qu’on lui fasse subir ce qu’il impose aux autres ou qu’on lui rende la monnaie de sa pièce. Il aime contrôler, mais ne supporte pas qu’on puisse le contrôler d’une manière ou d’une autre. De son point de vue, il pense que ce qui vous arrive n’a que peu d’importance, mais que ce qui lui arrive est, par contre, toujours très grave.

Il agit avec habileté. Il mène une guerre secrète, sans visage et dissimule si bien ses manœuvres, qu’il arrive que ses victimes se trompent complètement de coupable. Dans ce cas, tant qu’il ne sera pas véritablement démasqué, il continuera son œuvre de destruction, en tirant les ficelles et sans que personne ne le remarque.

Le manipulateur est un virus. Il est semblable aux cellules cancéreuses qui se développent silencieusement en détruisant lentement et systématiquement le système de défense de ses victimes jusqu’à ce qu’elles s’écroulent et soient incapables de réagir. Le plus souvent, quand on découvre sa présence pernicieuse, il est déjà trop tard... 


09:40 Écrit par philippe maton | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

27/07/2007

PERVERS PEPERE

 
PerversPepere

ça vous rappelle quelqu'un ?

 

1. il culpabilise les autres  
2. il reporte sa responsabilité sur les autres  
3. il ne communique pas clairement ses demandes, besoins, sentiments, opinions  
4. il répond très souvent de façon flou  
5. il change ses opinions comportements selon les personnes et les situations  
6. il invoque des raisons logiques pour déguiser sa demande  
7. il fait croire aux autres qu’ils doivent être parfaits qu’ils ne doivent jamais changer d’avis qu’ils doivent tout savoir pour répondre immédiatement aux demandes et aux questions  
8. il met en doute les qualités, compétences, la personnalité des autres, il juge, dévalorise.  
9. il fait faire passer ses messages par autrui ou par intermédiaire  
10. il sème la zizanie et créé la suspision, divise pour mieux régner et provoquer la rupture d’un couple  
11. il sait se placer en victime pour qu’on le pleigne  
12. il ignore les demandes  
13. il utilise les principes moraux des autres pour assouvir ses besoins  
14. il menace de façon déguisé, ou fait du chantage ouvertement  
15. il change de sujet au cours d’une conversation  
16. il évite l’entretien ou la réunion, ou il s’en échappe  
17. il mise sur l’ignorance des autres et fait croire à sa superiorité  
18. il ment  
19. il prêche le faux pour savoir le vrai  
20. il est égocentrique  
21. il est jaloux  
22. il ne supporte pas la critique et nie les évidences  
23. il ne tiend pas compte des droits, des désirs, des besoins des autres  
24. il utilise souvent le dernier moment pour demander, ordonner, ou faire agir autrui  
25. son discours paraît logique ou cohérent, alors que ses attitudes, actes, mode de vie répondent au shéma opposé  
26. il utilise des flatteries pour nous plaire, fait des cadeaux, ou se met soudain au petit soin pour vous  
27. il produit un état de malaise ou de sentiment de non liberté : pris au piège  
28. il est efficace pour atteindre ses buts au dépends d’autrui  
29. il nous fait faire des choses que nous n’aurions probablement pas faite de notre grès.  
30. il est constamment l’objet de discussions entre gens qui le connaissent même s’il n’est pas là

22:31 Écrit par philippe maton dans Général | Lien permanent | Commentaires (36) |  Facebook |

FACE AU MANIPULATEUR, IL Y A DEUX SOLUTIONS

Analyse du fonctionnement de la personnalité perverse ( narcissique et psychopathe), et description d'expériences personnelles.

De : http://merteuil.skynetblogs.be/post/465752/comment-se-liberer-d-un-pervers-narcissique-

La première : rester et se soumettre, accepter la domination en ayant conscience d'aller vers sa propre destruction.

Bien sûr, vous pouvez si vous en avez la force et le courage mettre en place des techniques de contre-manipulation, telles que celles que préconise Mme Nazare-aga : Faites alors le deuil d'une communication idéale ; établissez une communication floue et superficielle consistant à ne pas vous engager. Et je vous souhaite beaucoup de bonheur dans une situation aussi humaine, riche, palpitante, et épanouissante !!!

Ces techniques permettent de désamorcer la crise et parfois de piéger l'agresseur. Il ne s'agit pas de devenir manipulateur à son tour ; contre-manipuler consiste à s'adapter à chaque instant au manipulateur, pour s'en protéger. Mais c'est épuisant ! Et cela peut entraîner des troubles psychosomatiques comme réponses à l'agression.

Ces techniques peuvent simplement vous être utiles, lorsque vous avez des doutes quant à la personne qui est en face de vous ; les pervers ont le don de ne pas être clairs, et de vous laisser croire qu’à cause de vos propres réactions, vous passez à côté d’une aubaine , mais qu’ils vous proposent toujours quand même un petit quelque chose dont vous devriez vous contenter. Il est alors intéressant de le contre-manipuler, pour voir ce que vous avez effectivement raté. C’est là que vous pourrez constater, que c’est simplement votre instinct de survie qui vous a poussé à résister à un monstre, et que vous l’avez échappé belle !!!

 

La deuxième, la plus raisonnable : partir et se libérer ; c'est très difficile, car cela ne peut se faire que dans la douleur et la culpabilité, sachant que le bourreau n'abandonne jamais sa victime sans réagir.

Alors, il faut se préparer à toute éventualité et à tout effet de surprise. Mais c'est le seul moyen de guérir, de se retrouver, en sortant du piège et en le dénonçant.

Lorsque la victime décide de combattre, elle entre en guerre , une guerre psychologique, une guerre froide. Parce qu’ il a établi une relation d’emprise, en utilisant, pendant le temps nécessaire la séduction . Un bombardement de compliments et de "Vous êtes le/la meilleur(e)", pour mieux vous apprivoiser et vous endormir. Mais quand le rapport de force est en sa faveur, et qu’il pense vous avoir bien endormi(e), il dévoile sa véritable nature. Et vous vous trouvez face à un monstre !

La victime devra éviter de s’épuiser inutilement, il lui faut abandonner son idéal de tolérance, admettre que son adversaire présente un trouble du comportement dangereux pour elle et les siens. Il ne sert à rien de penser, dans votre grande générosité et votre idéal d’amour. Parce que vous, vous y croyez à l’amour ! Que vous pourrez le sauver de ses problèmes ou l’aider. Et qu’il a tout de même du bon en lui, et que vous pourrez l’aider. Il ne faut plus chercher d'explications à tout prix, c'est être amené à se justifier sans en avoir besoin, c'est acculer l'autre à des agressions de plus en plus destructrices.

Surtout, il faut vous rappeler une chose très très importante ; vous n'avez rien à attendre de votre adversaire ! Et il s’agit bien d’un adversaire ! Un individu pervers est constamment pervers, il est fixé dans ce mode de relation à l'autre et ne se remet JAMAIS en question.

Aucun compromis n'est possible, il vous faut devenir attaquant, agir, parler, et sortir de l'isolement.. C’est le moment de sortir votre agenda et de rappeler les copains et les copines, et de sortir de chez vous.

Le désamour s’installe d’emblée , quand le rapport de domination s’inscrit, après tout ce que le pervers a tissé comme liens, dans le fonctionnement de la relation. Il est donc inutile d’attendre une culpabilité de la part de l’agresseur, ni même une once d’affection ou de pitié. Cet individu vous a sous sa coupe et espère détruire tout ce qu’il y a de bon chez vous, et si ce n’est déjà fait, vous salir et vous humilier. Vous pousser à réaliser des actes que vous exécrez.

La proie n’obtient jamais la moindre explication. Pour mieux détruire, l’agresseur ne dévoile jamais ses batteries.

Le vampire culpabilise subtilement sa victime qu’il parvient toujours à faire douter. Il sait admirablement faire alterner les périodes d’accalmie qui annoncent de redoutables orages. Et c’est à l’usure qu’il tentera de vous avoir. Alors, inutile d’essayer de le contacter pour obtenir des explications, des justifications ou des excuses. Tout ce qui risque de se passer, c’est qu’il endorme votre vigilance pour obtenir ce qu’il souhaite, et ensuite justifier ses actes par le fait que c’est VOUS qui le harcelez.

Les pervers trouvent toujours d’excellentes justifications pour expliquer leurs actes. Ils sont passés maîtres dans I ‘art de la rhétorique perverse. Ils manient, avec maestria, l’art du « double lien » face auquel il est impossible de se décider. On peut illustrer cette redoutable arme : « Vient ici « Fous-Le-Camp ». Et ne vous étonnez pas de vous retrouver, vous-même, à vouloir le protéger ou l’aider. Cela fait partie de la manipulation et du jeu relationnel qu’il a mis en place avec vous.

Et n’oubliez pas, le temps est son allié…Il vous laissera mariner dans votre jus…Jusqu’à ce que vous retourniez vers lui, en le suppliant de vous laisser tranquille. Et là, il portera le coup de grâce.

Le renversement des accusations constitue une tactique perverse bien rodée. Il reporte systématiquement la responsabilité de son acte criminel sur sa victime, prétendument vicieuse, séductrice, perverse «polymorphe ». Et n’essayez surtout pas d’entrer dans son jeu, et de tenter vous-même de devenir pervers(e) pour passer du rang de victime à celui d’acteur. Parce que cela arrive aussi. Certaines personnes, à force d’être victimes de ce type d’individus, finissent par penser que ce mode de fonctionnement est avantageux, et à vouloir prendre le pervers à son propre piège. Vous serez toujours perdant ! Il est mieux rôdé que vous, et il ne faut surtout pas lui donner la satisfaction de vous avoir perverti(e).

La pensée est l’ennemi suprême de la perversion. Lorsque vous pensez, vous étendez autour de vous une protection. Vous devenez en mesure de percevoir les intentions et les pièges que vous tend votre agresseur. Lui seul doit pouvoir penser ! ( selon lui!)

Les victimes qui percent les intentions criminelles des agresseurs, ont le plus grand mal à être reconnues, entendues. Elles passent régulièrement pour folles, menteuses, paranoïaques, à tort persécutées.

C’est pour cette raison, qu’il ne faut pas s’attendre, en le dénonçant, à ce que justice soit rendue !! Et il ne faut pas essayer non plus de se rendre justice soi-même. Il ne sert à rien de s’égosiller partout en criant : « Attention, il y a une merde ici ! ». Les gens détestent l’excès, et en vous montrant excessif, vous vous discréditez vous-même. Rien de tel que les réactions posées, vous le dénoncez aux personnes concernées et en position d’agir. Vous rédigez un courrier très calmement, dans lequel vous analysez vous-même la situation, et dans lequel vous ciblez l’erreur qu’il a commise et en quoi l’acteur est en mesure d’agir.

Si vous ne ciblez pas et n’analysez pas vous-même les évènements, votre bourreau sera en mesure de jeter le doute et le discrédit en passant après vous. Et rien ne se fera.

Il ne sert absolument à rien de devenir hystérique. Vous gaspillez votre énergie, votre tortionnaire se fend la poire, tellement cela le fait rire, et personne ne vous croira. De plus, on ne lutte pas contre la violence par la violence.., mais par l’analyse des facteurs qui la pérennisent.

L’analyse des stratégies perverses, l’évaluation des forces et des faiblesses en présence, sont une entreprise difficile et périlleuse. Mais cela vous occupe l’esprit, est très efficace, et vous permet de rester calme.

Lorsque la victime est capable de riposter, elle doit éviter les stratégies perverses car, sur, leur terrain, ils sont les plus forts. il est préférable d’utiliser des armes dont ils ne peuvent pas même soupçonner qu’elles pourraient leur être fatales.

Ils méprisent, par exemple, l’amitié dont ils s’imaginent qu’elle sera incapable de résister à leurs attaques terrifiantes, ou à l’usure du temps. Mais l’amitié est plus solide que la connivence perverse.

Ils espèrent que ce soit vous qui ne puissiez résister à le contacter. Mais gardez bien à l’esprit qu’un pervers ne supporte pas la rupture et l’abandon. Et si vous lui laissez une brèche, il ne pourra pas résister à vous revoir. Evidemment, le temps est de son côté. Il prendra parfois des mois à faire cette démarche. Mais il reviendra…

Il faut également privilégier la transparence totale, que haïssent les pervers, car elle est indispensable pour maintenir les liens qu’ils s’acharnent à détruire. Soyez toujours honnête avec lui. Ainsi, il ne pourra jamais vous reprocher que vous lui mentez. Et vous resterez fidèle à vous-même. C’est cela qui est important, et qu’il ne peut pas supporter.

Les pervers détestent être confrontés à la réalité. Lorsque vous lui signalez par exemple, que lorsqu’il dit vous aimer, et qu'en fait vous lui faites savoir que vous constatez qu'il veut simplement profiter de vous, de votre argent, de votre énergie, ou que simplement il fait un transfert à la mère avec vous, cela a le don de le rendre furieux et colérique. Les pervers doivent se bercer d’illusions, et ne vivent pas dans le même monde que nous. Leur rappeler cela est une épreuve pour eux.

Ils ne connaissent que les rapports de force et la haine. Et lorsqu’ils ont en face d’eux, une personne qui a une grande maîtrise d’elle-même, qui reste calme en toute circonstance, réfléchie et sûre d’elle. Ils deviennent fous, enfin plus fous encore…

 

Les dernières nouvelles en prévention

08/06/2007

Violence et le harcèlement moral ou sexuel: lois et arrêté royal adaptés aux conclusions de l'évaluation

Elles devaient être évaluées et adaptées : c’est fait ! Les dispositions légales relatives à la protection contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel ont été modifiées par deux  lois qui viennent de paraître au Moniteur belge:
La loi qui modifie plusieurs dispositions relatives à la protection contre la violence et le harcèlement moral ou sexuel au travail date du 10 janvier 2007 ;
La deuxième de ces lois concerne les procédures judiciaires et modifie elle aussi la loi du 4 août 1996 relative au bien-être des travailleurs lors de l'exécution de leur travail.
Les deux textes ont été publiés le 6 juin, en même temps que l'arrêté royal du 17 mai 2007 relatif à la prévention de la charge psychosociale occasionnée par le travail dont la violence, le harcèlement moral ou sexuel au travail.
Désormais la protection contre la violence et le harcèlement fait partie de la prévention de la charge psychosociale occasionnée par le travail. Il ne s'agit plus de deux domaines distincts du bien-être au travail.

22:25 Écrit par philippe maton dans Général | Lien permanent | Commentaires (91) |  Facebook |